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Dernier jour au Pérou et retour en France

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Ca y est, nous sommes de retour en France. Euh, nos corps sont de retour… euh, pour être exacts, nous allons dire que les valises sont revenues.

Nos esprits ne savent plus trop où ils en sont et les corps sont complètement perdus au niveau des horaires.

Pour terminer ce blog, nous vous proposons quelques dernières photos de Lima où nous avons passé le dernier jour. Et en prime, Mickaël, rien que pour toi (les autres personnes ont le droit de regarder quand même), une photo de Pierre et son cuy.

Petit descriptif de cette longue dernière journée :

Le matin, nous devons être à l’aéroport de Huaraz pour décoller à 10h10 mais avant, nous n’allons pas partir de cette sympathique ville sans avoir acheté un haricot magique.

Nous n’avons pas retenu le nom bien évidemment mais nous retiendrons que le haricot magique est en réalité un fruit et que c’est super bon. Nous n’avons pas pu résister devant ces fruits orange découverts pour la première fois dans la forêt amazonienne

et devant ces fruits artichauts découverts par Pierre lors de ses déplacements au Brésil.

A l’aéroport de Huaraz, nous reprenons le même coucou (ce sera donc la 2ème fois que nous montons dans un avion aussi petit !)

et nous arrivons à Lima vers 12h30.

Ici, sur les conseils de notre ami Miguel nous cherchons le restaurant « Las Brisas del Titicaca » pour enfin manger le fameux Cuy. Ce restaurant (que nous avons fini par trouvé, escortés par deux policiers qui ont voulu nous aider) est en fait une association culturelle qui regroupe des personnes de différentes régions du Pérou. Nous étions les deux seuls pâlichons de la salle, nous n’avons pas eu le droit au menu touristique (forcément, il n’y en avait pas) et nous avons très bien mangé.

Mais qu’est-ce donc ce Cuy tant attendu ?…..

Nous vous l’avions montré vivant précedemment, le voici maintenant dans l’assiette…

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Et oui, c’est un cochon d’inde. Ca ressemble un peu au lapin. Mais c’est bien plus petit donc il y a moins à manger !

Après ce festin, nous arpentons les rues en direction de l’hôtel où nous avions laissé des bagages lors de notre passage à Lima une semaine auparavant. Pendant cette déambulation dans les rues, nous croisons différents bâtiments pas forcément magnifiques. Pour l’histoire, Lima a été construite par Francisco Pizarro, conquistador espagnol, qui ne voulait pas bâtir « sa » capitale dans une ville inca. La ville a été démolie à plusieurs reprises par des tremblements de terre, les bâtiments ne sont donc pas d’origine mais certains ont été reconstruits dans le style de l’époque coloniale.

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(si certains d’entre vous ont des photocopies à faire pour la rentrée…)

DSC05567-300x225(Et oui, ce sont bien des gâteaux.)

DSC05589-300x225(La plaza de Armas de Lima)

DSC05594-300x225(Qu’est-ce qu’il t’arrive Charlaine ? On ne mange pas bien dans ce resto ?  Seul repas qu’on n’a pas apprécié en un mois).

A 17h, le chauffeur de taxi nous attend devant l’hôtel. Cette fois-ci, il faut y aller. Au cours du trajet jusqu’à l’aéroport, nous ne sommes pas très bavards. Il faut ouvrir grand les yeux pour ne pas en perdre une miette, ne pas oublier tout ce qu’on voit.

Le temps de faire tout le micmac de l’aéroport et à 20h15, le pilote annonce que nous allons décoller. Chouette, il donne les explications en français. Il dit qu’il espère ne pas trop nous déranger pendant notre sommeil.

La nuit sera courte. Entre les quelques secousses (qui, il faut bien l’avouer, n’ont pas trop rassuré Charlaine) et un voisin très entreprenant (le voisin de Charlaine (pas Pierre, de l’autre côté), pas très agréable mais très fatigué, tombait par moments sur elle), nous sommes arrivés à 15h20 à Amsterdam, euh en fait pour nous il était 8h20 du matin mais à 13h30 enfin plutôt 6h30, on nous a servi un petit déjeuner mais bon, on ne sait pas trop vu qu’il y avait une omelette, une saucisse et une pomme de terre.

Reprenons, il est donc 15h20 quand nous atterrissons à Amsterdam. (Pour vous ça va être simple, la Hollande et la France sont à la même heure mais nous, on ne comprend pas grand chose.) Tout se passe comme prévu. Nous attendons un petit moment et à 17h45, nous décollons d’Amsterdam en direction de Paris. Un peu marre d’être en avion mais pas de souci particulier. Arrivés à Paris, petit coup de fil chez nos parents respectifs. Joël viendra nous chercher à l’aéroport d’Aulnat le soir même aux alentours de 22h. Nous décollons en effet de Paris à 20h50.

Et là, les choses se compliquent. C’est bizarre, on voit des flashs par les hublots. Très perplexe sur les excès de vitesse en avion, Charlaine (toujours pas très rassurée) demande à Pierre : «Tas déjà traversé un orage en avion toi ?» et Pierre répond : « Peut-être, je ne sais plus. » Donc, toujours pour se rassurer, Charlaine dit « Si ça ne t’a pas marqué, c’est que ça ne doit pas trop secouer. »

Mais quand même, ça secoue un peu. Charlaine, dont l’estomac ne sait plus trop dans quelle direction aller demande à Pierre : « Tu me préviens quand tu vois la piste, j’ai vraiment envie de sortir de cet avion.  » … «Ca y est, je la vois, on va bientôt atterrir.  » Et là….c’est long, mais long et vraiment pas la sensation de descendre.

Au bout d’un petit moment, le pilote nous annonce qu’il y a beaucoup trop d’orages. Il est dangereux d’essayer d’atterrir. Il est impossible d’atterrir à Lyon car c’est le même problème. Une seule solution, retourner à Paris.

Au final, nous passons la nuit dans un hôtel proche de l’aéroport. De nouveaux billets nous sont donnés pour le lendemain matin à 9h40.

L’estomac de Charlaine a vraiment besoin de se reposer. Elle s’endort assez vite, vers 1h du matin (18h au Pérou). Quant à Pierre, difficile de trouver le sommeil. Il s’endort péniblement à 3h. Réveil à 7h. Difficile retour en France.

On appelle à Lezoux pour demander à Joël et Françoise de venir nous chercher à Aulnat vers 10h45. Et là, on vous jure que ce n’est pas de notre faute mais on est parti avec 40 minutes de retard. En effet, il a fallu qu’Air France change d’avion car nous étions plus nombreux que prévu. Et oui, il y avait tous les naufragés de la veille.

On arrive enfin à Clermont vers 11h30. On papote un peu avec Joël et Françoise, on va faire deux trois courses. On mange un peu et là enfin, on peut dormir.

Cette fois-ci, on est vraiment rentrés.

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On a passé un mois vraiment extraordinaire, rempli que de bons moments. Pas de peur, pas d’appréhension. Que des belles rencontres, que des chouettes paysages, des beaux sites. Une vie plus calme, sans être stressé par le temps (et sans être en retard pour autant).

Merci à vous de nous avoir suivis. Merci pour les petits commentaires, mails, ou sms, c’était chouette.

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Chavin de Huantar (notre ultime visite :-()

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Réveil tardif à 7h. Qu’il est bon de dormir dans un vrai lit et de pouvoir prendre une douche !!

la vue de la chambre d’hotel n’est pas désagréable)

Nous partons donc visiter notre ultime site péruvien : Chavin de Huantar.

A notre arrivée (avant l’ouverture !?), nous prenons un guide (partagé avec une petite famille de français) afin de mieux appréhender les ruines.

Un peu de culture : La civilisation de Chavin est dite pré-inca. Elle a vécu entre -1500 avant JC et -200 avant JC. Selon les archéologues, elle serait la matrice de toutes les civilisations andines (inca…).

Le lieu que nous avons visité correspond aux ruines les plus marquantes. Il servait de temple.

(le monolithe « El Lanzón » situé dans les galeries souterraines. Il représente un dieu)

Une fois notre visite terminée nous traversons rapidement le village

et prenons un bus pour retourner sur Huaraz.

(« petite » lagune sur la route magnifique et pas pourrie)

(petite vue de la Plaza de Armas de Huaraz)

Après des emplettes de dernière minute, nous remettons à jour notre blog une ultime fois (avant peut-être le cuy) avant de préparer nos sacs pour notre retour sur Lima.

Le trek se termine sous le soleil

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Ce matin, on se lève à 6h30. On range tout. Départ à 7h30 pour deux bonnes heures de marche. Nous devons rejoindre le village de Vaqueria pour retrouver le minibus qui nous ramènera à Huaraz. Le guide nous annonce 5h de bus.

Pendant cette dernière journée de trek, nous traversons quelques petits villages.

(Cuyes signifie cochons d’inde)

 (Là, ils sont vivants. Mais ils seront prochainement dans des assiettes.)

 (un livre ouvert)

(Qui a dit que les chiens et les chats ne s’entendent pas bien !)

Nous arrivons donc à Vaqueria après deux heures de marche. Pour une fois, nous arrivons avant les mules. Bon d’accord, le muletier et la cuisinière sont partis après nous parce qu’ils devaient tout ranger.

Nous voici dans le minibus, nous avons la bonne idée de vouloir nous asseoir au fond. Ainsi, nous pouvons profiter pleinement des effets de la piste sur laquelle nous roulons pendant 4h !! Heureusement nous faisons quelques pauses pour admirer le joli paysage qui s’offre à nous.

(Les arbres ont l’air d’être écorchés)

Arrivés à Huaraz, nous allons boire un coup avec les français (Marie-Christine, instit en maternelle et Grégoire, psychologue scolaire) et le péruvien (Miguel, prof d’informatique et étudiant en histoire).

Ensuite chacun part de son côté. Miguel rejoint Lima par le bus, Marie et Grégoire restent sur Huaraz et se reposent avant d’attaquer un trek de deux jours pour faire l’ascension d’un sommet et nous, nous partons pour Chavin de Huantar où nous arrivons à 22h30. Nous nous installons à l’hôtel Inca. Bonne nuit.

Troisième jour de trek, on vise les 4750 m

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En sortant de la tente,

(réveil difficile)

nous nous rendons compte qu’il a neigé pendant la nuit sur les hauteurs. Et oui, à plus de 4200m d’altitude, la pluie « se transforme » enfin en neige.

Après le petit déjeuner, tout le monde de prépare pour aller jusqu’au passage de Punta Union situé à 4750m d’altitude !!

La montée dure environ 3h. Heureusement il y a des nuages et du brouillard donc nous n’avons pas trop chaud…mais on ne voit pas grand-chose. Ouf, il y a un magnifique lac.

(2 condors de loin…)

Avec un peu d’essoufflement et une bonne sensation de fatigue pour Charlaine, nous finissons par arriver au passage. On ferme les yeux avant de les ouvrir ensemble pour regarder en même temps le paysage qui s’offre à nous… du brouillard, tout est blanc. Nous ne verrons rien de plus qu’un âne mort sur le chemin qui n’a pas supporté l’altitude. C’est encourageant.

Après cette ascension, nous descendons tranquillement pendant 6h. Nous papotons pas mal avec les français et avec un des péruviens, qui nous donne des cours particuliers d’espagnol. Pierre a beaucoup progressé.

La pluie, qui nous a laissés un peu tranquilles,

(Les vaches à 4500 m !)

ne nous a pas oubliés pour la fin du trajet. Nous arrivons trempés au dernier campement (à 3700m) et commençons par nous réchauffer avec un mate de coca et des petites « crêpes » au fromage avant d’aller investir nos tentes. Sur ce, nous demandons à l’américain de parler un peu moins vite. De son côté, il demande à un anglophone de traduire de l’anglais rapide à l’anglais lent.

Ce soir, la discussion du repas tournera autour des choses étranges que l’on mange dans les différents pays. Sujet lancé par le coréen. Finalement, nous sommes ridicules avec les cuisses de grenouilles et les escargots. Nous sommes passés par le chien, le chat, les vers à soie, le cochon d’inde, pour aller jusqu’aux yeux de moustique.

Après cette discussion gastronomique, nous sommes allés nous coucher. Encore une fois, les français n’ont rien compris à ce qu’a pu dire l’américain. Il a été difficile de contenir les fous rires.

En route pour continuer la grimpette

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Réveil à 7h (presque une grasse mat’ finalement).

C’est parti pour 500m de dénivelé (Charlaine n’est même plus impressionnée par les montées). Le prochain campement sera donc à 4200m d’altitude (de quoi s’habituer pour la suite).

Au cours de cette journée, nous avons pu voir différents sommets dont l’Alpamayo qui culmine à 5947m et la montagne qui est l’emblème de Paramount.

(l’Alpamayo, c’est le sommet qui est à droite, entre nos deux têtes sur la 2ème photo)

La pluie s’est invitée et les nuages se sont installés sur les sommets mais nous avons pu achever tranquillement cette journée de 7h de marche par une discussion sur la Corée du nord /Corée du sud et sur l’Union Européenne autour de pop corn frais.

(Lui, c’est le sommet photographié pour la Paramount mais on n’est pas du bon côté)

Après un petit lomo saltado, on part au lit, bercés par la douce voix de l’américain qui ne sait pas chuchoter et qu’on ne comprend toujours pas !

Départ pour le trek de Santa Cruz

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Arrivée à 6h à l’agence. Après avoir réparti nos affaires dans différents sacs que porteront les mules (et oui, Pierre est déçu, même pas la peine de porter un gros sac), nous montons dans le minibus qui va nous conduire jusqu’au point de départ du trek. Pendant le trajet, nous faisons la connaissance des autres randonneurs : deux autres français, deux péruviens, un américain, une canadienne, un coréen, une allemande et un néo-zélandais.

Après un petit déjeuner pris à Yungay, nous finissons le trajet sur une vraie piste.

A 11h, nous démarrons la première journée

Objectif : passer de 2900 m d’altitude à 3700 m. Cette journée se fait tout en douceur, avec le soleil.

A l’arrivée, nous attendent mate de coca et petits gâteaux.

S’en suit un sympathique repas au cours duquel nous commençons à aborder différents sujets liés aux différents pays représentés autour de la table. Seul problème, l’américain est incompréhensible pour qui n’est pas anglophone d’origine.

Sur ce, tout le monde au dodo.

Arrivée à Huaraz et préparation du trek de Santa Cruz

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Ce matin, retour à l’aéroport de Lima pour prendre notre « coucou » pour Huaraz.

(jamais volé dans quelque chose de si petit et si vide)

Nous atterrissons à 24 km de la ville à 10h

(Aulnat parait très grand à côté)

et nous prenons un faux taxi âprement négocié pour rejoindre la Huaraz.

Apres avoir réservé nos billets de bus pour  Chavin de Huantar (et son site pré-incas), nous faisons de même avec le dernier trek de nos vacances : le trek de Santa Cruz. Il devrait nous permettre de traverser une bonne partie de la Cordillère Blanche.

Cette dernière chose faite, nous partons à la recherche d’un hôtel puis d’un internet « café » où les ordinateurs ne seront pas bridés. Et oui, LA vraie mission de la journée est de sauver les photos. Heureusement, Pierre s’est déjà fait avoir avec un disque dur et il arrive à ses fins à l’aide d’un excellent logiciel (pour ceux que ça intéressent, n’hésitez pas). Nous voilà soulagés :-) et chose encore plus étrange, le mot de passe du blog refonctionne aléatoirement.

Après toutes ces émotions, nous décidons d’aller nous restaurer

 

et visiter rapidement cette ville typique et son marché (en attendant notre retour dans 4 jours)

(oeufs de cailles ou assimilées tous frais)

puis de revenir remettre à jour le blog (immense boulot en perspective).

A 21h, nous abandonnons internet pour aller préparer nos sacs pour nos 4 prochains jours de marche.

A bientôt